La passion est cette forme de l'amour qui refuse l'immédiat, fuit le prochain, veut la distance et l'invente au besoin, pour mieux se ressentir et s'exalter. Dès lors, les mots font place aux larmes, entracte de mes rires, clôture de mes sourires, apparition des peines, et le temps s'écoule au rythme des chagrins. Les au revoir, il n'y en a jamais assez, trop vite ils se terminent, trop tôt ils s'imposent, pourquoi même les départs forcés sont-ils pris pour des abandons ? Pourquoi faut-il que le temps et la distance nous fasse si peur ? Nos vies sont comme des romans mals écrits, leurs auteurs ont du mal à accepter que nous n'avons pas le droit à l'erreur, pas de couts de gomme possible, beaucoup voudraient éffacer leur vie, comme on gomme un mot mal écrit. Mais rien n'y fait, les ratures sont synonymes de blessures, la plupart d'entre nous tapissent leur feuilles de jolie gribouillis, témoins de nos ennuies, les points suggèrent la fin d'un chapitre, les virgules un soupir. On innove le grand théâtre de notre vie, souvent habité de personnages fantastiques, mal habiles, un peu gauche aussi. Dans ce grand manège, on voit défiler plusieurs type de personnes : il y'a ceux qui vous regardent timidement, discrets il vous observe rédiger, de loin, page par page, mais jamais il ne s'assieront près de vous, il y'a ceux qui restent à vos côtés pour vous tenir la main, puissent-ils éclairer un peu plus votre chemin. Certains vous aide à écrire jusqu'au dernier point, d'autre la lâche interessés par meilleurs livre. Pourquoi faut-il que l'on s'attache à tous ceux qui tentent de lire nos lignes ? Simplement parce qu'on se sent moins seul ? Il y'a les écrivains qui ont trop de groupies, qui empestent le fric pour finalement s'inventer des problèmes inexistant, juste pour qu'on leur tiennent la mains plus longtemps, car on le sait, nous ne sommes jamais à l'abris du point final ou du délaissement. Parfois, on estampe sur la page des rêves d'avenir, puis on se heurte aux maux de la vie. Certains tombent et finissent par s'anéantire, d'autre se relèvent et finissent par continuer à courir, et certains font simplement face à la vérité, fesant semblant de se relever. Moi, je suis de ceux qui tombent et qui ne se relèvent jamais.